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Dangereuse détente

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MessageSujet: Dangereuse détente Mar 12 Juil - 22:24

«Oh! Il fait chaud ptite fille. Je crois qu’on a parcouru une assez longue distance aujourd’hui. On mérite une pause.»

Je savais exactement où arrêter. Le Rohan savait recevoir, autant hommes que bêtes. Il n’y avait pas beaucoup de villes. Les gens avaient tous migrés vers le sud pendant qu’un magicien posait ses fesses sur le trône. Ils en avaient surement par-dessus la tête des attaques orques. En même temps, on pouvait très bien comprendre. Quand c’est la quatrième fois qu’on brûle ta maison, ta grange et tes champs, l’envie de tout reconstruire et tout replanter n’était surement pas au rendez-vous. Je connaissais les efforts à mettre pour faire pousser un simple champ de céréales et ce n’est pas moi qui aurais eu la volonté de recommencer autant de fois.

J’avais plusieurs missives dans les sacoches de mon cheval. Je ne connaissais pas tous les destinataires. Les indications données par les habitants pouvaient me mener vers la bonne ville. Ensuite, je n’avais qu’à descendre, parler à deux ou trois personnes pour trouver celui qui recevra le bout de papier. Ça semble compliqué, mais je me paye du bon temps entre chaque voyage et pendant ceux-ci. On doit user de diplomatie et de beaucoup de charme. On n’a pas tous les mêmes méthodes. Il y en a certains…(certai)nes qui adorent jouer avec la pointe d’une lame bien aiguisée. Dans mon cas, je préférais investir quelques pièces pour en recevoir davantage à la fin. Un service rapide et sans encombre était mieux récompensé que des menaces à tout le village. Ce n’était pas aisé de se reposer dans un endroit où plusieurs personnes veulent votre peau.

Une écurie était en vue au loin. J’allais pouvoir profiter d’un endroit sec pour ma jument, sans doute un lit de paille dans ses quartiers et la possibilité de quitter sans être coincé dans le brouhaha de la ville. Tout le monde peut le dire, les auberges, ça coûte cher. Ok! J’avoue, je suis radin et j’adore mon argent. J’en ai toujours de besoin de plus. Ce n’est pas avec de l’amour et de l’eau fraiche que j’ai fait construire notre petit château dans les landes.

Il y a quelqu’un là-bas qui me regarde arriver. Flattant la crinière de mon cheval, je m’approche de l’homme un peu gras.

«Bonjour l’ami. Avez-vous de la place pour cette magnifique bête pour au moins 2 jours? J’ai de quoi payer.»

Je pris une petite bourse à ma ceinture et la lui lancé. Cupide, il l’ouvrit et compta son contenu. Il ne put s'empêcher d'ajouter des frais.

«C’est cinq de plus pour le foin et le nettoyage de l’enclos. Trois et il aura accès aux champs.»

Le sourcil levé, je pris une seconde bourse de la même grosseur que la première. Il y avait de quoi contenter le monsieur pour un bon moment. Si il essayait de me ravir un autre montant d’argent, il allait regretter son affront. J’étais d’humeur à fêter, mais ce bougre pourrait tout aussi bien me ruiner mon plaisir personnel. Je devais bien payer, mais pas trop. Si on ne payait pas assez, on avait un service qui n’avait pas le droit de se faire appeler service. Si on payait trop, on pouvait se faire avoir et même se faire encore plus escroqué. La meilleure méthode était de donner une garanti et ajouter un surplus à la fin. Des fois, les promesses faisaient rêvées.

«Si il est en pleine forme lors de mon départ, je te double le montant.»

Ne restait plus qu’à voir si il allait le croire ou tenter de le voler. Au moins, le prix final était fixé ainsi. Je pris le temps de marcher entre les bâtisses pour trouver l’auberge. Les enseignes étaient particulières. Souvent, elles représentaient des animaux ou un nom original. Ensuite, l’allure du quartier indiquait le genre de populace à l’intérieur. Je franchis une porte. Mes yeux durent s’habituer au manque de lumière dans la pièce. Les fenêtres étaient volontairement voilées. L’ambiance n’était pas des plus joyeuse pour le moment, mais une petite scène dans le fond de la pièce laissait présager qu’ils recevaient des bardes ou des conteurs. Un peu d’animation allait faire du bien. Je devais trouver une table en premier quelque part près du mur. Je déteste me faire passer dans le dos. On devient vite paranoïaque et on tient ses mains près de ses poches.

Même si le Rohan était connu pour avoir des cavaliers loyaux et possédant de l’honneur, il y en avait quand même qui n’adhérait pas à ce cliché. C’était eux les pires. Une jeune femme s’approcha de mon lieu de détente pour me proposer le repas de la maison : un bon ragoût de viande avec des légumes. Je ne pouvais pas m’empêcher de l’accompagner d’une bonne bière. Je me mis à observer les autres tables sans me gêner.
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MessageSujet: Re: Dangereuse détente Mer 13 Juil - 16:16

Rumir porta son regard sombre son la silhouette assise au centre de la carriole, droite, les yeux clos appréciant manifestement le cahot particulier que produisait cette dernière. C'était un balancement assez particulier et propre à la steppe qu'ils affectionnaient tant, traversant le Rohan d'un bout à l'autre sans réelle destination puisqu'ils n'étaient jamais chez eux nulles parts. Sans doutes aussi ne le voulaient-ils pas. De temps à autres les yeux de la jeune femme il pouvait apercevoir quelque chose d'autre, de plus profond, quelque chose de leur pays natal. La première année cette même traversée avait été un enfer par moment, vraiment étrange à d'autres, le souvenir de leur peuple étant encore ancré trop fermement dans l'esprit des locaux. Sans doutes que dans la mémoire collective leurs raids ne s'oublieraient pas de si-tôt. Certains peuples orientaux avaient participé aux grands massacres, ces guerres qui avaient déchirés la terre du milieu très récemment, comme l'ont faisait souvent l'amalgame entre tous les peuples qui en faisait partie sans doutes que les gens des chariots, toutes tribu confondues étaient encore en ligne de mire de beaucoup des gens du Rohan comme du Gondor. Ce n'était pas tant quelque chose qui étonnait Rumir ou dont il voulait se plaindre, pas au tout début de leur périple en vérité , ça avait permit la conservation de cette fierté toute orientale qui avait fait d'eux des maître dans l'Orient lointain.

Les choses avaient changé quand le besoin de s'intégrer et de tisser des liens ne fussent que commerciaux avec les autochtones s'était fait sentir. Il avait fallut apprendre à gagner leur confiance et petit à petit Rumir les avait laissé poser les yeux sa maîtresse. Tout exilée qu'elle soit, toute étrangère qu'elle soit, on ne pouvait pas enlever son talent à Azan ou cette beauté atypique , exotique et inattendue surtout en ces contrées. Azan avait commencé à danser, comme elle l'aurait fait les soirs de fête dans sa famille. Dans les tavernes, dans les auberges, dans ces campements éphémères qui fleurissaient partout sur la plaine du Rohan, des marchands, des voyageurs et toutes sortes de voyageurs, c'était comme cela, petit à petit que la réputation de cette grande danseuse était née. Elle traversait le Rohan dans une roulotte tirée par deux chevaux aussi noirs que la nuit, accompagnée d'un musicien, arrivait à une extrémité et engageait le voyage en sens inverse. On ne prévoyais jamais réellement dans qu'elle auberge ou sur qu'elle scène elle exercerai elle se contentait d'arriver et on lui faisait table rase, restant sur place pour deux jours le temps de trois représentations , en suite seulement, elle reprenait la route ou changeait d'établissement. Dans certaines régions , des hommes prenaient aussi leur monture et comme une caravane de fortune ils escortaient la jeune femme jusqu'au point le plus éloigné qu'ils pouvaient se permettre d'atteindre afin de pouvoir la regarder seulement un peu plus. Après tout elle ne reviendrait sans doutes pas avant l'année suivante.

Reportant son attention sur la bourgade dans laquelle il venaient d'entrer , il entendis la personne dans son dos annoncer qu'ils s'arrêteraient en ce lieux pour les prochains jours. Dans l'optique de préserver un peu la jeune femme il aurait sans doutes aimer dire que ce n'était pas l'endroit approprié qu'un peu plus loin la population était mieux famée et que de fait les gens seraient sans doutes moins prompts aux réflexions mais il ne le fit pas. À force d'années et d'expérience , il savait que sa maîtresse n'était pas quelqu'un qui acceptait qu'on brave son autorité ou encore qu'elle n'était pas assez généreuse pour pardonner un tel affront. Ils avaient choisis l'écurie la plus proche de l'auberge ou ils souhaitaient rester et après avoir décharger les coffres et les instruments , elle l'avait accompagné pour inspecter l'endroit ou les chevaux dormiraient.

« – Crois-moi bien l'ami quand je dis qu'il y à tout intérêt à ce que ces bêtes soient en meilleure santé quand nous partirons qu'ils ne le sont maintenant. Tu n'a réellement pas envie de savoir ce qu'il pourrait t'arriver de terrible si ils n'étaient traiter comme des rois. »

C'était une menace claire, manifeste et le tenancier de l'écurie s'était empressé de lui offrir milles promesses à ce sujet pour peux disait-il , qu'elle l'épargne. Et Azan avait rit. Un rire sans émotion, seulement de circonstances alors qu'elle tournait le dos pour gagner l'auberge. Ils avaient discuté un moment de la soirée , de la façons dont ils allaient rester des besoins qu'ils avaient et en début d'après-midi, une scène de bois avait été montée dans le fond de la salle à manger. Dans la soirée ils avaient commencé à tamiser les lumières et des tentures plus lourdes avaient remplacé les rideaux habituels. Lentement, doucement , l'ambiance s'était mise en place et dans les lieux rares étaient ceux qui ignoraient ce que pareil changement pouvait impliquer. Ce n'était pas le premier passage de la danseuse dans un lieu pareil et l'on se plaisait à croire que ce n'était pas le dernier.

La salle s'était remplie lentement et quand elle finalement elle avait été jugée suffisamment pleine Rumir était monté sur scène, armé de sa vièle-cheval et après quelques secondes à l'accorder, Azan était a son tour apparue au centre de cette dernière. Vêtue de ses robes bleues traditionnelles , ses robes de soie brodées de fils d'or, sa coiffe de perles. Ses yeux n'étaient pas fixés sur la foule mais sur le sabre kilij qu'elle tenait dans ses mains. Une belle arme, tranchante d'un seul et unique côté, courbé vers l'extérieur, la lame était claire, elle était gravée de divers motifs propre à leur tribu et le manche incrustée de pierres.

Sa main droite était serrée autour du manche la lame quant à elle reposait sur la paume de sa main gauche. Totalement immobile. La vièle-cheval égraina les premières notes, nasillardes fragiles et quand après un silence tendu l'archet entrepris de faire hurler une nouvelle fois les cordes tout le corps de la jeune femme s'anima. Brutalement mais avec une précision mortelle la lame siffla dans l'air pour déchrirer symboliquement un pan de ciel. La danseuse tourna sur elle faisant décrire des cercles au sabre qui touchait tantôt le plafond, tantôt le sol, effleurant à peine le bois de la scène. Ses pieds touchaient à peine le sol eux aussi, ou s'ils le faisaient, c'était avec une telle légèreté qu'il n'auraient pas déchiré une feuille de papier.

Ses gestes pourtant étaient forts, précis et agressifs. Une danse du sabre était toujours l'histoire d'un combat. Un grand combat. Le sabre dessinait des dessins complexe dans l'air, sifflant , tranchant, quelques fois il quittait ses mains décrivant dans l'espace une courbe inquiétante , qui faisait soupirer de soulagement les personne au premier rang lorsqu'elle finissait sa course dans la main de la danseuse. La vièle-cheval de Rumil continuait sa plainte, son cri de guerre et les pas se succédaient sur le bois et Azan, jetait quelques fois des regards enflammés à la foule, insolents, d'une rare violence. Pourtant quand elle dansait , elle était ailleurs. Son âme courrait quelque part déjà dans les steppes désertiques du Harad.
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MessageSujet: Re: Dangereuse détente Mar 19 Juil - 3:24

Il y a vraiment toutes sortes de gens qui se ramasse ici. Je venais de voir deux hommes de forte taille passer devant ma table pour trouver un endroit propice à se saouler la gueule. C’est ce que je croyais et c’est exactement ça qu’ils commençaient en ce moment. Je souhaitais ardemment qu’ils ne gâchent pas de le spectacle en riant trop fort et se roulant sur la scène en déplaçant tout le monde qui allait s’y présenter. Je hais qu’on dérange mes divertissements. Il n’y en a pas beaucoup dans ce monde. Tout le monde se balade avec une épée à la main prêt à guerroyer auprès du roi pour aucune raison. Souvent ils suivent sans vraiment savoir pourquoi ils sont là. L’argent est attirant, mais il y a des moyens plus faciles d’en obtenir que de risquer sa vie face à une armée. Je ne dis pas que mon métier est facile…et j’ai aussi une épée à la main…et je risque ma vie à chaque fois que je m’arrête, mais les pauses en valent la peine. Revenons aux belles gens de cette auberge sympathique.
 
Des paysans qui venaient brûler leur paye pour ne plus se rappeler leur vie misérable, un garçon qui devient un homme et quelques habitués de la place. J’étais particulièrement déçu. Je ne voyais personne qui méritait de l’intérêt pour que je partage ma table ou la leur. J’aurais aimé jouer avec les jupons d’une belle fille cependant. Je pouvais oublier la serveuse. La pauvre fille se faisait déjà assez claquer les fesses pour une paye surement pitoyable. Si elle continu de me sourire, elle aura peut-être le mérite de gagner un peu plus. Comme si la lumière était forte, un garçon ramassa la moitié des chandelles sur les tables pour les éteindre et les ranger. Mon repas allait être fini dans le noir. Je revis le jeune garçon disposer les chandelles autour de la scène encore vide. Il avait dans les mains un long bâton mince avec une petite flamme au bout. Quelque chose allait commencer et j’allais enfin passer du bon temps.
 
L’habit de la première personne m’intrigua. Je n’avais jamais vu de tels vêtements. Un chuchotement parcourait la salle. Je n’étais pas le seul à avoir remarqué. Les étrangers n’étaient pas la bienvenue partout, surtout si vos coutumes étaient complétement différentes. L’instrument aussi m’était inconnu. Une femme forte élégante approcha à son tour. Elle avait une…robe? bleue de toute beauté. Les perles dans ses cheveux étaient encore plus belles. C’est à ces moments que je regrettais d’être relativement honnête et respectueux des lois. Elles auraient fait une magnifique décoration sur les brides de ma jument. Rares étaient les gens qui avaient vu la mer et qui pouvait voir ce genre de bijoux. Elle regardait plus bas, vers l’arme qu’elle avait dans les mains. Encore là, c’était quelque chose digne d’intérêt. Si je ne réussissais pas à lui parler ce soir, je tenterais de l’intercepter demain avant qu’elle ne disparaisse. Je craignais seulement la barrière de la langue. La présence de la jeune femme venait de faire taire l’assemblée. L’instrument se mit à hurler sa vie. Je n’avais jamais entendu ça et c’était étrange. On dirait que ça vibrait tout le temps et que la note ne voulait pas mourir. Elle se mit à bouger. Je commençais à avoir peur des gens trop près de la scène. La dextérité de la jeune femme en faisait pas de doute, elle savait l’utiliser aussi en-dehors des spectacles. Je pouvais mettre ma main au feu. C’était magique et assez effrayant.
 

La menace, surement non-voulu, planait dans la salle. D’autres ne se sentaient pas à l’aise avec ce genre de danse. Ils allaient sans doute se calmer quand elle le déposerait au sol. Oh la gentille fille, elle vient de me déposer une autre choppe bien pleine. Elle remarquait plus vite que moi la fin de mon verre. Commençons la deuxième et finissons l’assiette.

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MessageSujet: Re: Dangereuse détente Mar 19 Juil - 14:32

Ses pieds nus étaient habillés de bijoux eux aussi, ils teintaient au rythme de ses pas, de ses tours. Une danse du sabre. Une histoire qui n'avait jamais été comptée dans ces contrée mais qui racontait finalement sa propre histoire, celle de sa famille et de comment son propre père avec les hommes de sa tribu avaient vaincu et fait disparaître ce qu'il restait d'une importante caravane Balchoths.  Les hommes du Rohan et du Gondor connaissait pourtant bien ce peuple et elle était certaine que les derniers reliquats de ce peuple avaient été éliminés lors de la dernière guerre de l'anneau.  Son peuple ne les avait jamais aimé, de piètre guerriers, une piètre civilisation même mais atrocement nombreux. On racontait même que leur extermination était le prix à payer la punition pour des être vils qui avaient vendu leur amour du ciel et de la steppe pour se mettre sous les ordres d'une divinité-mortelle et qui était si loin de la véritable puissance qui les avait enfanté.

Ça avait été un massacre particulièrement violent et l'on arrêtait pas les gens-des-chariots quand ils se lançaient dans de pareils projets. Alors comme chaque grande victoire elle avait été transposée dans une légende, un conte pour les générations à venir et une danse aussi enragée que l'avait été la bataille. Alors dans cette taverne, cette auberge qui n'avait rien de digne et qui ne méritait sans doutes pas de connaître cette histoire qui avait marqué les siens, qui n'était pas même capable de comprendre ce que cette danse représentait elle s'était exécutée pourfendant l'espace riant presque de la crainte qu'elle pouvait lire dans leurs yeux chaque fois qu'elle laissait passer son sabre au plus proches de leurs visage ou qu'elle le lâchait dans les airs.

Elle savait aussi par expérience que les représentation dans ce genre de lieu se passaient rarement sans anicroches et que de reste il y avait toujours un impétueux trop ivre pour faire preuve de bon sens qui montait sur le plancher de sa scène pour lui jouer quelque galanterie de mauvais goût , tenter – le malheureux – de poser ses mains sur elle. La plupart étaient des ignorants qui n'arrivaient pas même à savoir de quelle contrée elle pouvait bien venir pour avoir un physique aussi atypique, trop saouls ou trop stupide pour entendre qu'une danseuse n'était pas toujours une prostituée et que quelques fois les apparences étaient encore plus trompeuses qu'on le disait.  Encore elle savait que certain d'entre eux , qui n'étaient pas s'en savoir qu'elle était issue d'une peuplade orientale , cruelle et appelée – injustement – barbare voyaient seulement en elle une femme, fragile.  Ignorant eux aussi comme bien d'autre que toutes les femmes de son peuple apprenaient à monter à cheval et à manier l'arc et l'épée.   Qu'elles étaient toutes plus que capable de se défendre ou de mener une attaque en cas de besoin et d'absence des guerriers.

Le sol avait craqué.
Subitement.
Craqué sous le faix d'un des hommes qui avait quitté sa table pour la rejoindre sur les planches. Rumir, instinctivement avait cessé de jouer et s'était levé brusquement, imposant sa stature  sur l'arrière de la scène mais Azan déjà , avait réagis au quart de tour et dans une pirouette qui supposait terminer son premier acte avait appuyé le côté tranchant de son sabre contre la gorge du malotru. Son regard brillant d'une rage féroce , ses lèvres étirant un sourire malsain.

« – Il y à des hommes qui sont mort pour moins que ça. »

Elle avait craché à voix haute alors que tout son corps débordait d'une tension qui n'avait plus rien d'artistique. Comme si à force de l’appeler « apatride » ils avaient réellement fini par oublier d’où elle venait et qui elle était.  La lame était aiguisée et son coup n'avait pas été léger, elle avait entaillé la peau de son cou et déjà une goutte de sang perlait le long du sabre.

« – Personne ne t'a demandé d'arrêter de jouer, Rumir. Je me demande seulement si l'on devrait pas inviter ces messieurs à danser avec nous. Je suppose que si l'un d'entre eux acceptait alors peut-être que je ne ferait pas de ce porc un infirme. »

Pour faire bonne mesure, elle avait appuyé un peu plus sur la gorge de l'homme lui arrachant un gémissement partagé entre la colère, la honte et sans doutes un peu la douleur. Elle pouvait presque sentir la peur dans la sueur qui perlait de son front. Il bougeait les lèvres à toute allure sans jamais prononcer le moindre mot audible.  Il était bien plus grand qu'elle et il y avait sans doutes une certaine satisfaction à se sentir à ce point supérieure, à savoir qu'elle avait le dessus sur lui et que rien ne pourrait l'empêcher de découper cette tête si elle en avait envie.

« – Eh bien quoi, personne ici n'a envie d'épargner ce pauvre homme ? Rumir je n'entend pas ton instrument. »

Elle avait craché et le musicien s'était rassis à la hâte  soucieux d'éviter de s'attirer des problèmes avec sa maîtresse et avait saisit son archet une nouvelle fois alors que les yeux d'Azan , eux fouillaient la salle à la recherche d'un téméraire qui oserai l'empêcher de mettre en pièce celui qu'elle tenait en joue.
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